Pourquoi davantage de femmes devraient envisager une carrière comme conseillères financières

Mon parcours pour devenir conseillère financière a commencé lors d’un moment de crise dans ma vie. Ma sœur avait été victime d’un accident de voiture très grave. J’avais tout juste 21 ans à l’époque, et j’ai passé une semaine à veiller auprès d’elle à l’unité de soins intensifs, assise près de son lit et déambulant dans les couloirs. Ce fut une expérience bouleversante.

Une jeune conseillère financière discute avec deux clients à une table dans un bureau.

En observant autour de moi, je voyais d’autres personnes et familles vivre des situations similaires, bien qu’à différents moments de leur vie. Je voyais des personnes assises près de leur partenaire sous respiration artificielle, des parents espérant de bonnes nouvelles concernant leurs enfants, tous unis par leur chagrin, leur espoir et leur incertitude face à l’avenir.

Mais ils devaient aussi prendre des décisions très précises et comprendre rapidement divers enjeux : procuration, décisions de fin de vie, et simplement comment avancer émotionnellement et financièrement après la perte d’un parent ou d’un soutien financier. Je voyais également des familles qui seraient dans une situation précaire compte tenu de ces nouvelles réalités liées au décès ou à l’invalidité.

Le désir d’aider les gens à se préparer à de telles situations m’a finalement menée vers une carrière dans les services financiers. Cependant, même si j’ai trouvé ma voie dans l’industrie, plusieurs femmes choisissent de ne pas y poursuivre une carrière.

Le déséquilibre entre les genres chez les conseillers

Au Canada, les femmes représentent moins de 20 % des conseillers financiers. Les raisons expliquant ce manque de représentation sont à la fois décevantes et prévisibles : normes sociales dépassées, peu de possibilités de mentorat, et des préjugés systémiques et liés au genre.

Même si ces chiffres se sont améliorés depuis quelques décennies, et même si j’applaudis les efforts récents des entreprises pour améliorer le soutien et s’attaquer aux normes culturelles et aux préjugés persistants, il reste encore beaucoup à faire.

Pour moi, les services financiers, et plus particulièrement le rôle de conseiller financier, incarnent des qualités que beaucoup associent naturellement aux femmes : compassion, empathie et désir d’aider.

Ce sont ces mêmes qualités qui étaient nécessaires pour soutenir les gens dans l’unité de soins intensifs lorsque j’avais 21 ans. Ces personnes avaient besoin de quelqu’un pour les aider à se préparer au jour difficile qui, pour certaines, est finalement arrivé.

Malgré, ou peut-être en raison du déséquilibre actuel, je crois que c’est le moment idéal pour les femmes de poursuivre une carrière en gestion de patrimoine.

Les raisons sont évidentes : potentiel de rémunération, indépendance pour structurer sa propre pratique, possibilité d’un meilleur équilibre travail-vie personnelle, et occasion de mettre à profit son intelligence.

Trouver une réponse à la grande question

Mais il y a aussi l’occasion de mettre à profit son IE, ou intelligence émotionnelle. C’est d’autant plus vrai maintenant que le secteur passe d’un modèle axé sur la vente de produits de placement à une planification financière plus holistique. Cette approche valorise grandement la création de relations, l’intuition et l’empathie.

Personnellement, je crois que le rôle d’un conseiller financier consiste à aider les gens à répondre à une question que tout le monde se pose, consciemment ou non : vais-je m’en sortir?

La réponse n’est peut-être pas toujours oui, mais un conseiller peut aider à établir un plan pour s’en approcher. Ce plan doit prioriser les valeurs, les priorités et ce qui est important pour le client.

Une autre raison pour laquelle il s’agit d’un bon moment pour les femmes d’entrer dans ce domaine est liée au déséquilibre de genre lui-même.

Les femmes contrôlent une part croissante des actifs financiers et détiendront bientôt 50 % de ces actifs. De plus, les recherches montrent que la plupart des femmes préfèrent travailler avec des conseillères, ou avec des équipes comprenant au moins une femme. Cela représente un bassin de clients en forte croissance, désireux de travailler avec des conseillères.

Un important changement démographique touche aussi le secteur : 37 % des conseillers financiers gérant plus de dix mille milliards de dollars d’actifs devraient prendre leur retraite au cours des dix prochaines années. Cela signifie un nombre considérable d’occasions de carrière.

Je serai la première à dire que ce n’est pas une profession facile. Diriger son propre cabinet exige beaucoup, comme tout entrepreneur. Il y a énormément de travail au début, avec l’espoir que cela se stabilise avec le temps. La rémunération peut être moindre au départ, mais elle devrait augmenter à mesure que l’entreprise croît.

Mais la plus grande récompense est de savoir que vous mettez toutes vos compétences au service des gens pour les aider à se préparer à des événements de vie importants et imprévus, et à s’en sortir.

Il existe une formidable occasion pour les femmes prêtes à dépasser les stéréotypes persistants et les perceptions entourant le secteur de la gestion de patrimoine. J’espère que davantage de femmes, à toutes les étapes de leur carrière, envisageront d’explorer des postes qui peuvent leur être bénéfiques, ainsi qu’au secteur et aux clients qui ont besoin de conseils avisés.

Le conseiller et Gestion de patrimoine Manuvie inc. ou Services d’assurance Gestion de patrimoine Manuvie inc. (« Gestion de patrimoine Manuvie ») ne donnent aucune garantie quant à l’exactitude de l’information contenue dans tout site référencé et ne peuvent être tenus responsables de toute inexactitude de l’information qu’ils ne contrôlent pas, comme le contenu de sites référencés. Toute opinion ou tout conseil exprimé dans un site référencé ne doit pas être interprété comme l’opinion ou le conseil du conseiller ou de Gestion de patrimoine Manuvie. Les renseignements contenus dans la présente communication peuvent être modifiés sans préavis.

MW 5172143

Julie Seberras

Julie Seberras, 

Chef, Solutions de planification de patrimoine et Gestion de cabinet, Patrimoine Manuvie

Lire la bio